Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 12:43

        aspire l'eau cosmique de nos oreilles par ta bouche

 

   

des brumes. Car la réalité d’avoir pour sujets des cannibales est le gouffre des peuples, le fantasme de la rapidité dévorante de leurs tyrans forge leurs corps et destins. Leurs conventions intégrées font l’arbitrage de ces âmes enchaînées aux abîmes de ces compromis contradictoires créant l’Indifférence, la Bêtise et le Mépris, le tout ordonné par une ponctualité immonde. Et nous sommes par les forces du désespoir liés à l’offrande de nos esprits programmés par l’école, les us et coutumes cumulées avec l’exil  de nos raisons converties en matérialité créant la souffrance par les frustrations du sublime. Chez les exclus les nouveau-nés sont programmés pour leur propre sacrifice de soi au service de l’autre. Leur conscience personnelle s’assortie dès lors de l’impression perpétuelle d’être l’otage d’un monde des affaires qui se sert de soi et prend la terre en nous confisquant le lieu depuis lequel on a jailli.

 

 

 

    
         

 

                          

Sous le soleil éclatant du mois d’août, la vie aurait dû être favorable aux oranais. Généreux, le climat du pays permettait deux récoltes par an et les produits ainsi recueillis rythmaient les saisons avant d’être mis en valeur sur les étals des commerçants des marchés. Il y aurait eu dans les boutiques de quoi nourrir toutes les familles d’Algérie ! Malheureusement, depuis que des hommes se sont élus rois et que leurs gardes-chiourmes totalement soumis aux fantasmes de leurs maitres sans émotion, sans humanité généraient des petits soldats, plus rien n’allait.

 

 Les gens qui voyagent dans les transports en commun passent fatalement par des ruelles et au détour de coins pleins d’odeurs où ce qui aurait pu devenir leur intégrité humaine est remisée au profit des animaux qu’ils demeurent. Rangée, bien dissimulée afin que l’industrie persiste avec ses outrages pour que quelques-uns désignés en dieux depuis les formatages religieux puissent eux, profiter de leur éphémérité. Ces gens tirent par félonie appelée aussi tradition l’acquiescement des peuples aveuglés à leurs plans de plus féroces. L’ancienneté su système faisant que les peuples sont toujours trop jeunes par rapport à la perception ambiante de leur réelle histoire qui leur est dissimulée. Confiants les naissants ignorent leur identité périssable profonde.

 

Les meneurs religieux voleurs de guerre des archives des civilisations qui nous ont précédées, en conservant hermétique les mécanismes sociaux étudiés au travers des siècles et ères de l’esprit ont donc fomenté l’ignorance populaire orientée et pilotée pour profiter  et mettre en place leurs plans fourbes et haineux asservissant et divisant les masses, sans éprouver aucun soupçon de culpabilité, mais de la vile ivresse. Si un hère n’existe pas en volonté, alors il n’existera pas. « Dieu » étant l’être  non-être reflet de l’indolent à faire suer à la tâche par colère ou passion, un incapable nerveux inapte à prendre son esprit propre en charge. Inlassablement abusées dans leur impuissance de dépouillés, les yeux minés des foules doivent faire face à leur encadrement d’esprits par les robots armés dépourvus de cognition logique ni de clairvoyance d’analyse résultant de leurs méfaits. Servant les tyrans ayant aliéné leur passé, aliénant leur avenir, leur présent et leur relent d’esprit une fois morts sans se poser de question d’éthique, ces marionnettes fabriquées aux vœux de leur saigneur exécutent leur sale besogne sans réfléchir au mal qu’ils font et se font en tant que vendus.

 

Reniant leur origine en échange d’un apport en sécurité matérielle, ces enfants du peuple affectionnent ce sale boulot d’oppresseurs armés à  quoi tient leur vie. Leurs esprits– aliénés, ces pauvres gens semblent s’épanouir avec l’abject pouvoir octroyé par leurs délégateurs. Les désignés encadreurs de gens sont excités par les engins meurtriers dans lesquels ils se sentent forts pour puiser le courage et la faculté de pouvoir molester, torturer et se défouler sans avoir dans l’absolu aucun réel compte à rendre. Ils sont poussés à aller toujours plus loin dans le carnage des hères offerts au sacrilège en ayant veillé à ce qu’ils soient en tous points désarmés. Même leur image humaine transformée en celle d’animal domestique.

                                                                       

Leurs yeux ouverts émerveillés par la splendeur de leur mère nature, les enfants de la liberté ont un seul but absolu durant leur éphémérité : vivre en êtres libres et en bonne compagnie. Mais depuis leur perception publique en tant qu’illégitimes à partir de leur mystérieuse réception à la lumière du jour, ils comprennent très vite la prise en otage de leur propre gîte embrouillé responsable de leur entité. En tant que nouveau venu, leurs yeux miroirs de leurs esprits sont progressivement pénétrés par leur affreux conditionnement aux travers des autres. En se constatant bannis chez-eux impuissants, les terriens nouveaux venus sont accablés par cette mise en boîte les rabaissant à la domesticité ficelée ! Tout autour d’eux les situations les rendent paranoïaques, nauséeux d’être remisés si simples d’esprit : des psychotiques normaux en toute puissance. Réduits à moins que rien, ces enfants cosmique se voient dans l’absolue force d’obligation d’adhérer tout le long de leur durée d’éphémérité au système fabriqué de façon à sacrifier le plus grand nombre d’entre eux, les surgis à des sorts ignominieux et méprisables.

 

Un système fait de compétitions, y compris dès le plus jeune âge. Des situations créant l’antagonisme de la haine, du mépris additionnés à une volonté d’arnaquer comme le font leurs inutiles prédateurs nuisibles afin de tenter de sortir de leur sort d’exploités. Une rivalité non pas pour jouer et s’épanouir selon son rythme mais pour rester figé dans un statut de sous-gens, sous fifre, son éphémérité durant. Un jeu rocambolesque, impensable, encourageant à se faire classer depuis sa qualité de tout nouveau-né.

 

Un ordre se fait quasiment tout seul à la dent, la douleur et à la morsure ! Et cette  orientation se fait selon ses qualités propres dont on est doté, en capacité d’attention et de mémorisation de la douleur et de ses échappatoires éventuelles. Des qualités telles sont rares et inégalement distribuées. Malnutrition et maltraitances veillent à ce que les gens ne soient pas tous égaux Mais là ne se trouve pas l’objectif primordial, il est dans la volonté de classer les jeunes innocents du mendiant au régnant en escalier ; de l’élu de naissance au damné dans l’œuf. Parmi tous les autres la concurrence favorise ceux qui ont le mieux pu écouter et retenir. Ils sont encouragés à mieux faire pour que la conformité prisée du bon élève se dégage encore davantage. Tout au long de sa scolarité, au lieu de se voir accorder la chance à l’accès au développement de ses aptitudes propres et personnelles, le gamin est noté donc comparé aux autres au travers de ses notes en des matières de redondance où tous n’ont pas les mêmes chances.  Parmi tous les autres le sort de chacun a déjà statué dès sa conception selon la fortune de ses parents. C’est vrai qu’au lieu de fabriquer tant de médecins, on pourrait veiller à ce que chacun aie le nécessaire pour ne pas tomber malade. Autant de médecins pour soigner les effets de la malnutrition et des maltraitances ou de l’irrespect, c’est du stress et une surenchère sans fin !

 

La crème de ceux qui font du peuple-beurre possède le pouvoir de retenir et d’écouter leur place d’hériter du savoir de s’accorder des airs et des pensées de plomb en donnant les ordres. Commandements que les mauvais élèves exécuteront têtes basses, logés dans des bouibouis, nourris au sandwich à la mauvaise graisse pour l’exécution de tout le travail médiocre qui leur détruira le squelette et la raison sans que leur utilité soit reconnue par une meilleure qualité d’existence. On préfère qu’ils soient intoxiqués par le vinaigre doux chimique qu’ils leur créent. Jusque leurs chef-d’œuvre destinées aux héritiers-régnants, perdus pour l’estime de soi et pour soi à tout jamais. Pourtant les exclus depuis leur conception ont la faculté de pouvoir écouter pour exécuter les consignes les plus immédiates, surveillés par ceux qui donnent leurs ordres, avec leurs humeurs et leur morgue de distributeurs d’ordre et de châtiments.

 

De tous temps de la construction de cette conception tyrannique dictatoriale, c’est la force physique qui a été la plus nécessaire. En cohérence, elle aurait dû être récompensée en mesure des efforts ; ne serait-ce que pour le ravitaillement plus important. Mais en dissonance il y a des salaires  qui dépassent allègrement les mille-cinq cent fois la mise des minimas prévus pour les travailleurs de force. Donc ceux qui ne peuvent ni retenir ni écouter, de plus s’ils sont issus d’un couple déjà dévolu à la misère, sont astreints à la damnation dans la morbidité instituée des valeurs. Puisque cette nécrophilie structurelle est installée depuis fort longtemps avant leurs naissances, honteux d’eux-mêmes et de leur impuissance, ils courbent l’échine écrasant encore davantage leurs esprits célestes. Les autres n’auront qu’à hériter de la fortune de leur clan et de la meilleure qualité d’éveil à pénétrer leurs sens glacés et défaillants de jeunesse. C’est ainsi que se combine la réelle naissance d’un despote. Subséquemment lors de ce jeu du plus niais, est attribué au plus grand nombre l’enfer de son vivant.  Cependant il faut reconnaitre que cette logique aurait été bonne si au résultat elle ne condamnait pas toutes les foules du globe à un sort envié par personne, liant un tous au néant.

 

Avec la télévision des bénéficiaires de ce système se dédouanent de l’effort de penser à une réelle justice au travers de l’exposition permanente du pire instantané, de morts de faim et de soif ou d’assassinats ailleurs. D’ailleurs tout malheur est sensé toujours se passer ailleurs, y compris là où les gens se nourrissent de galettes de terre ! Cependant tout supplicié l’a toujours été des faits de la religion et du capital dont les écueils et origines sont les temples, par leurs systématiques propres « exploitations et détournements ». Sur d’autres chaînes sont présentés d’autres malheureux prétendument sauvés par des missions pompeusement appelées humanitaires, gérées par les deux bénéficiaires du système : les temples et le capitalisme, la matrice et son soi-disant saint esprit décomptant dans les affres de douleur le temps des pauvres éphémères.

 

Les tyrans pour lesquels est fomenté ce dressage de masses en tirent profit, trouvant normale leur situation antinaturelle sans l’ombre d’un remord ou soupçon d’état d’âme dans une culture de la cruauté et du vice innocent ; élus ! Pire encore, ils s’imaginent intègres, irréprochables et valant plus que les inoffensifs exploités qui vivent en paix avec leur conscience de ne pas laisser mourir un ami lointain, un cousin germain pour du fric et non à la recherche de fables pour des rixes d’apport. En dépit de l’établissement de ce dégoût institué par leurs machinations, les despotes nous affligent de leur écœurant air hautain « m’as-tu vue, petite tête ? ».

 

Les monarques jugent leurs travers « bons » et ont le culot d’exiger dignité, obéissance et respect des foules volées de leur jardin et réduites à l’esclavage . Les êtres dénigrés sentent toutes les odeurs de coups reçus dans la peine du corps et de l’esprit car ils sont atteint par les relents des pets malodorants et tyranniques déclarés « maux personnels et privés» depuis les autoroutes culturelles de la planète « prison de la santé ».

 

 

 

 

 

 

Par Ambre
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